il manque un temps, entre celui que je vis de tous les jours, et un temps où je me retrouve seul et pensif. Un temps d'accompagnement, un temps incarné par un ange, un temps qu'on sait que l'on possède. La rupture, la perte de quelqu'un, est toujours considérable, selon les faits intervenus. Je voudrais partir d'ici, et ne plus rien ressentir, n'avoir jamais connu de tout cela. Pourquoi parfois on se raconte cela? j'y ai réfléchis à cette question, et beaucoup même.
Je crois qu'il y a des moments dans la vie qui nous forgent, qui font ce que nous devenons, des moments où on se soucie de rien et où l'on vit au jour le jour parce-que c'est notre devoir que de vivre. Mais il y a ces moments qu'on ne pourra jamais oublier, des moments qui ont marqué l'imagerie cérébrale, des moments où nos souvenirs les ont enveloppés dans leurs couvertures qui se rouvrent une fois que nous reconnaissons un moment semblable, ou une chose, un geste, une phrase, un lieu. Il y a des moments que tu ne peux oublier parce-que ils t'ont rendu heureux(se), et t'ont fait ressentir des sentiments indescriptible, que seul toi tu peux comprendre. Et quand tu te retrouve face à une chose qui te rapelle tout ceci, tu te maudis, tu replonge dans le passé tel un flash back de cinéma en noir et blanc, tu te dis que tu aimerais revenir en arrière... et peut-être que tu n'aurais jamais voulu connaître cela, car au présent, tu souffres à l'intérieur. L'Homme est mal construit, la mémoire le détruit. "L'Amour c'est naz", disait une certaine Nono. Quand tu t'accroches à une branche, si celle-ci craque, tu cherches désespérement à la remettre en place, afin de recommencer, à ressentir le plaisir de ce que tu faisais. Pourtant, la branche, elle s'en fou et t'oublie, car elle sait que tu n'arriveras pas à la remettre. Pourtant, celui qui est tombé, continue à y croire, et à espérer qu'elle revivra, c'est pourquoi il la prend avec lui. Moi c'est pareil, je suis tombé, et je l'ai emportée.
il manque un temps, à tout cela, à mon alter ego disait Jean Louis Aubert. Où que je vis, où que j'aille, où que je parle, quoique je fasse, mon esprit rêveur s'empare de ma moitié, et me rapelle tout, du début à la fin. Je suis divisé en deux, et parfois je me dis que je suis même trois en moi, et non deux. Je suis balance, né le 23, un chiffre maudit, ou béni. Moi je dis que je suis le premier. Pourquoi? parce-que il m'arrive des choses dans la vie que je n'ai jamais voulu, alors que j'ai tout fait pour la vie. Je voudrais m'échapper, où aller dans un autre monde, là où je peux oublier, effacer image et sentiments. Mais je sais que c'est impossible, et je sais que tant que sa continue, l'autre continuera toujours. Je sais que où que t'aille, quoiqu'il advienne, ton toi au fond de toi me sera toujours ouvert et emporter par moi. Personne ne peut me cacher de toi, personne ne peut peindre au dessus de moi dans ton coeur. Je serais toujours là parce-que je suis à toi.
Ouuuuuuuù tu vis? je saurais te trouver.
Ouuuuuuuù tu te caches, rien ne changera.
C'est fini, mais moi je crois en l'espoir, et j'attendrais. Me dire qu'un autre peut en profiter de la situation me rend fou de la lune. Pourquoi le dévouement à quelqu'un fait-il souffrir? La souffrance n'est que la cause de la conscience. Prendre conscience de ce que nous faisons, de ce que nous avons fait, et de ce que nous pouvons faire, est un grand pas pour l'Humanité. Il lui manque ce temps, il me manque un temps à ma vie, il me manque ton sourire et ton envie.
C'est écrit..... ............... ....................................................................................................................... .....l'encre de tes yeux


